Le tourisme est une menace pour les mollusques et donc ...

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Le tourisme de masse implique davantage de bateaux, d’entretien des plages, de machines, et tout cela contribue à transformer les rivages. 

paléobiologiste Michal Kowalewski du musée d’histoire naturelle de Floride

Le tourisme est une menace pour les mollusques et donc ...

Sur les plages qui connaissent des records de tourisme, plus de monde peut impliquer un déclin des coquillages.

« Ce n’est pas tant la collecte individuelle que les nombreuses ramifications du tourisme de masse », explique le paléobiologiste Michal Kowalewski du musée d’histoire naturelle de Floride.

« Le tourisme de masse implique davantage de bateaux, d’entretien des plages, de machines, et tout cela contribue à transformer les rivages. »

 

En quelques dizaines d'années, le nombre de coquillages sur les plages a connu un déclin important, et ce pour une raison simple : de nombreux mollusques sont menacés par l'activité humaine.

Comme les banlieusards obnubilés par leurs pelouses vertes et bien taillées, de nombreux amateurs de plages préfèrent un sable impeccablement entretenu. Mais qui dit plages soignées, dit souvent utilisation de machines lourdes qui ratissent le sable à l’aide de dents pointues. En éliminant le plastique, les mégots de cigarettes et autres détritus humains, ces machines ramassent également la vie marine, les coquillages et le bois flotté.

 

"L'obsession du propre : ces machines

ramassent également la vie marine"

Le tourisme est une menace pour les mollusques et donc ...

Les cavaliers doivent circuler à proximité des flots sur le sable mouillé mais ne peuvent évoluer dans l’eau. À marée basse, plage Benoît, les chevaux ne doivent pas fouler les gisements de coques

Mairie de La Baule-Escoublac

Le tourisme est une menace pour les mollusques et donc ...

Compte tenu du manque de données de référence avant le milieu du 20e siècle, quantifier le statut des dizaines de milliers d’autres mollusques présents dans la mer est un réel défi.

La paléontologue Susan Kidwell, de l’université de Chicago, a été la première à avoir recours aux « études morts-vivants » destinées à comparer les accumulations de coquilles du passé, découvertes dans les sédiments océaniques, aux populations d’animaux à coquille vivant aujourd’hui.

Dans les zones soumises à des facteurs de stress d’origine humaine tels que les décharges d’eaux usées, le dragage des fonds marins ou des changements importants dans l’utilisation des terres, les populations actuelles ne sont pas à la hauteur. Dans certains cas, elles ont même disparu.

Kidwell a par exemple établi un lien entre l’effondrement d’un vaste écosystème marin qui prospérait autrefois au large du plateau continental de la Californie du Sud, et l’introduction du bétail par les colons espagnols. Selon les archives fossiles du plancher océanique, peu de sédiments s’écoulaient des prairies côtières de la région avant les années 1770. Un siècle de pâturage non réglementé a transformé cet écosystème, envoyant des mégatonnes de sédiments des rivières vers la mer. Les brachiopodes et les pectinidés qui vivaient sur le plateau depuis 4 000 ans n’ont pas pu tolérer la vase, et ont donc disparu. Les palourdes, qui aiment la boue, ont donc pris leur place.

Les études comparant les morts et les vivants commencent également à montrer à quel point le réchauffement des températures océaniques peut être désastreux pour les mollusques marins indigènes. Une équipe dirigée par Paolo G. Albano, de la station zoologique Anton Dohrn en Italie, a constaté une perte de près de 90 % des populations indigènes dans les eaux peu profondes de la Méditerranée, au large d’Israël, l’une des régions des océans qui se réchauffent le plus rapidement.

source : https://www.nationalgeographic.fr/environnement/pourquoi-y-a-t-il-de-moins-en-moins-de-coquillages-sur-les-plages

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